Les échardes de nos âmes

Les échardes de nos âmes

Il était une fois un homme

qui avait jardiné toute l’après-midi..

Tout en s’occupant de tailler les buissons, il s’enfonça une minuscule écharde dans le doigt. La douleur n’était pas grande, tout au plus ressentait-il une petite gêne.

Il choisit de ne pas tenter d’enlever l’écharde, et d’attendre que la douleur passe, et il se dit « qu’avec le temps, l’écharde s’en irait toute    seule ». L’important, c’était de ne pas y penser.

Seulement voilà… Avec le temps, l’écharde resta à sa place et commença à créer une petite infection. Cela restait bénin à priori, mais notre homme commença à éprouver des difficultés à utiliser    correctement sa main pour sa vie de tous les jours.

En effet, la moindre petite vibration sur sa main se faisait ressentir dans tout le doigt où était plantée l’écharde. Lorsque l’homme ne faisait rien, il n’y pensait pas car il n’éprouvait aucune douleur. Mais s’il bougeait, il était vraiment gêné.

Cette blessure resta là un très long moment de sa vie, et la situation devint telle qu’une sorte de peur s’installa chez notre homme concernant cette vilaine blessure. Si on la touchait à peine,    la douleur devenait extrêmement aiguë. Si l’homme ne faisait rien, il commençait alors à réfléchir à cette blessure. Et plus le temps passait, plus cela empirait.

Puis vint le jour où il en eut assez, et il décida qu’il fallait vraiment que cela cesse!!! Prenant son courage à deux mains, il entreprit d’aller voir un médecin, mais seulement pour prendre un avis.

En allant voir le docteur, l’homme avait maintenant vraiment très peur que cette douleur devienne encore plus douloureuse qu’au départ… mais il savait aussi que c’était là la seule solution    pour que cette douleur cesse de le pénaliser dans sa vie de tous les jours.

Le médecin lui proposa une minuscule opération sous anesthésie afin qu’il ne ressente rien lors de l’extraction de l’écharde, et de permettre ainsi de faire une cicatrisation en refermant    correctement la plaie.

A la grande surprise du médecin, l’homme commença à hésiter en donnant des tas de petits prétextes pour ne pas se faire opérer. Et finalement, notre homme repartit sans que rien ne soit fait.

Cette petite histoire pourrait trouver un parallèle avec nos vies personnelles… Il suffit juste de remplacer l’écharde par des blessures très douloureuses que nous avons vécues au cours de    notre vie :

– le rejet des autres et de soi,

– la culpabilité ou l’auto-culpabilité,

– la solitude et l’isolement,

– l’incompréhension

– l’absence de sentiments de la part des proches

– se faire dominer par quelqu’un (un parent abusif, un patron…)

– la perte d’un être cher…

La liste est malheureusement encore très longue.Et plus on est blessé dans notre enfance, et plus les répercussions seront dévastatrices dans sa construction d’adulte.

« Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi ».(Lamentations    3:20)

L’église a tenté de trouver des solutions ou des palliatifs, mais en commettant une erreur : elle a trop souvent misé sur le coté spirituel sans toutefois prendre en compte le domaine de l’âme.    Pire, elle ne s’en occupe parfois pas du tout.

VOICI UN DES DRAMES DE CERTAINES ASSEMBLÉES : NE    PAS ARRIVER A DISTINGUER L’ÂME DE L’ESPRIT! ET PIRE : NE PAS SAVOIR LES    TRAITER DIFFÉREMMENT EN SE LAISSANT GUIDER PAR LE SAINT-ESPRIT!

A trop spiritualiser certaines choses, on a oublié que les douleurs de l’âme sont différentes de celles de l’esprit… Et surtout qu’elles ne se traitent pas du tout de la même    manière!

« L’homme a un esprit, une âme et un corps »(1 Thessaloniciens 5 :23 -24)

Lorsqu’on entend l’expression « Cela m’est venu à l’esprit »; on devrait en fait dire « Cela m’est venu à la pensée ». Le cerveau est le siège de la pensée, des capacités    intellectuelles.

Un être humain pourrait être comparé à un ballon de football : il a une enveloppe de cuir (le corps), une vessie qui se gonfle (l’âme), et de l’air (l’esprit, qui est d’ailleurs traduit en hébreu    par « souffle inspiré »). L’âme se situe entre l’esprit et le corps.

Lorsqu’elle meurt, une personne va dans 3 endroits différents :

– le corps va dans la tombe et redevient poussière

– l’âme va soit au ciel, soit en enfer

– l’esprit monte vers Dieu « Puis la poussière retournera    dans la terre, comme elle y avait été, et l’esprit retournera à Dieu qui l’a donné”. (Écclésiaste 12: 7)

Donc, il est clairement établi que l’âme et l’esprit sont deux choses différentes…

Alors l’âme c’est quoi?

L’âme est notre être psychique, siège de nos sentiments et de nos émotions. C’est la conscience du « moi ». Elle est représentée par une forme corporelle.

C’est la partie la plus intuitive et subjective de notre être, où se manifestent :

. nos sentiments (l’amour, l’affection, la tendresse…mais aussi la haine, les ressentiments, les rejets)

. nos émotions (la joie, la peine, la souffrance, la paix, la colère…)

. la mémoire

. l’imagination

L’âme, centre de l’être humain, se situe entre l’esprit de l’homme et son corps. Elle tire ses inspirations    de l’un ou de l’autre, selon que ses désirs sont charnels ou spirituels.

L’esprit et l’âme de l’être humain forment « son être intérieur », ce qui fait sa personnalité réelle. L’esprit et l’âme sont étroitement    liés et il est impossible d’en définir la frontière. Seul le Saint-Esprit peut les pénétrer parfaitement et discerner ce qui vient de l’un ou de l’autre.

« Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur« (Hébreux    4:12).

Comme beaucoup de chrétiens n’arrivent pas à définir une nette différence entre âme et esprit, on peut rester interloqué en entendant certains chrétiens exprimer leur avis sur une situation    (surtout sur celles que vivent les autres).

Quand tout va mal, certaines personnes vont surgir, « comme par hasard »… Souvent des connaissances qui vont essayer (maladroitement) de nous sortir des explications complexes pour expliquer ceci    ou cela… et nous faire descendre le moral à zéro en nous donnant des affirmations, des conseils inappropriés, ou des jugements assassins.

« Jusques à quand affligerez-vous mon âme, Et m’écraserez-vous de vos discours? » (Job    19:2)

Autre exemple, la dépression est un sujet encore tabou dans de nombreuses assemblées chrétiennes. On a vite fait de dire « une personne chrétienne ne peut pas être dépressive, sinon    c’est qu’elle n’est pas réellement convertie ». Ou bien alors on peut entendre « Si on est dépressif, on n’a pas réellement saisi la promesse de Dieu qu’Il a tout accompli    à la croix ». Si seulement on pouvait être plus compatissant et compréhensif…

« Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l’amertume de mon âme. » (Job 10:1)

Pourtant, la Bible mentionne parfaitement des cas de personnes ayant vécu des dépressions et qui étaient des grandes figures bibliques :

– David a écrit des psaumes, lors de sa fuite face à son fils Absalom, montrant qu’il ne voulait pas vivre un tel drame familial.

– Eli venait de vivre un moment extrêmement puissant après le miracle de l’offrande consumée par le feu du ciel. Les prêtres de Baal venaient d’être exécutés, le peuple semblait revenir à Dieu…    Et pourtant une seule parole de Jézabel l’a effrayé et l’a obligé a s’enfuir! L’excitation émotionelle de ce qui s’était passé par le miracle de l’offrande consumée et de l’exécution des faux    prophètes, suivie de la peur de mourir par Jézabel ont été une accumulation trop rapide à assimiler. Eli a vécu ce que l’on appelle une    « décompensation » .

– Jonas attendait que le jugement de Dieu tombe sur Ninive, mais il était si en colère de voir Dieu avoir compassion des ennemis d’Israël qu’il en fit une dépression et demanda à mourir.

Existe-t-il alors une solution pour enfin s’en sortir? Oui, mais pour cela, il va falloir accepter que Dieu aille dans l’endroit que    l’on a cadenassé par crainte de souffrir encore et de raviver de douloureux souvenirs.

De quel endroit s’agit-il?

En fait, l’être humain est comme une maison qui est dotée d’une « cave » dans laquelle il va pouvoir ranger tous les souvenirs douloureux, les évènements fâcheux, les diverses blessures de la vie,    bref… Tout ce qui est blessant et qui n’a pas trouvé de solutions. Grâce à cette cave, on va pouvoir mettre le surplus d’émotions ou de souvenirs afin de garder un équilibre psychologique.

Et très souvent, quand on ouvre la porte de la cave et qu’on regarde dedans, on y voit des choses qui font mal. En plus, une cave, c’est froid, humide, et sombre. On a vraiment envie de vite    refermer la trappe pour ne pas souffrir davantage en repensant à tout ce qui a été accumulé là-dedans. Cette cave, c’est le subconscient!

Problème : ce qu’on a rangé dans la « cave »… reste dans la cave! Donc en nous!!!

Cela fait alors non seulement partie de notre histoire, mais EN PLUS les problèmes ne sont pas réglés. Donc, nous cohabitons avec ces problèmes.    Cela n’a strictement rien à voir avec un souci qui a pu être complètement réglé et  appartenant désormais au passé. Non, ce qui est dans la cave va nous poursuivre et influencer de mauvaise    manière nos vies, nos pensées, nos comportements, nos choix…

Et qu’arrive-t-il lorsque la cave commence à être trop encombrée? Elle refoule tout d’un coup, et c’est la dépression!

Si l’on compare l’histoire de l’écharde avec celle des blessures, il y a une corrélation évidente. L’écharde a provoqué la douleur en n’ayant pas été guérie à temps, et cela a produit de mauvais    rejetons (douleur, infection…).

« Mais alors comment guérir complètement? »

Il y a 2 facteurs à prendre en compte:

– Dieu est un gentleman : il ne « viole » pas notre personnalité et ne forcera jamais la porte de la « cave » que vous avez scellée si vous n’avez pas envie de    l’ouvrir. Il attendra toujours que vous l’ouvriez vous-même, ou il vous aidera à le faire MAIS TOUJOURS avec votre accord.

– Il y a un temps pour chaque chose : une guérison très profonde du passé ne se fait pas toujours en 2 minutes, en particulier si cela touche au domaine    identitaire. Dieu nous connait mieux que personne, et il va prendre le temps nécessaire pour nous permettre de cicatriser nos plaies. Ayons la sagesse d’accorder le temps au temps. Dieu a son    « timing », et Il sait parfaitement QUAND faire les choses.Si cela touche le domaine identitaire, Dieu va permettre un processus de guérison    personnalisé pour que l’on puisse se reconstruire

Alors aujourd’hui, à quoi pensons-nous en songeant à nos propres « caves »? Et bien, Dieu a un avis là-dessus!

Il nous dit avec amour et douceur : « Mon enfant, prends courage! Acceptes-tu de me laisser aller là où cela fait mal? Moi je te guérirai à la mesure de    l’espace que tu me laisseras pénétrer. Ne perds plus de temps car tu dois vivre le plan merveilleux que j’ai prévu pour toi depuis    le commencement! Ne cohabite plus avec cette douleur, ne l’accepte plus! Je suis ton Père qui t’aime et je veux le meilleur pour    toi! Tu es à mes yeux irremplaçable et unique. Je t’invite à faire le premier pas pour ta guérison, et Moi je ferai le suivant, et je te promets que tu ne souffriras plus. »

Accepterons-nous de laisser Dieu guérir notre âme et notre esprit en faisant le premier pas? Si oui, alors préparez-vous à vivre des temps merveilleux avec Celui qui vous a envoyé sur cette Terre    dans un but bien précis!

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». (Matthieu 11: 28)

Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :