Les épreuves qui viennent du diable ..etc

Les épreuves qui viennent du diable

Satan, père du mensonge

Le péché, en l’occurrence le mensonge, est apparu dans l’univers pour la première fois quand Lucifer a voulu prendre la place de Dieu. Par cette tentative de coup d’Etat, il est devenu le père, le géniteur, la source du mensonge. Dieu n’a pas défendu son trône parce qu’il serait vindicatif ou jaloux ! Dieu est humble, mais il est aussi juste et sage; et lui, l’incréé, le seul vrai Dieu, n’allait pas laisser l’univers chavirer pour le caprice d’une créature, quelle qu’elle soit. Le péché n’est donc pas une petite graine que le Créateur aurait placée secrètement dans le coeur de Lucifer ou dans celui de nos premiers parents. C’est un choix moral, créé de toutes pièces par un ou plusieurs êtres libres. Un être libre et parfait, précisément à cause de ces qualifications, peut désobéir. La liberté de choix donne sa valeur à l’obéissance (un acte téléguidé n’est pas de l’obéissance, mais une cause à effet), puis à l’amitié et à l’amour. La désobéissance n’a nullement besoin d’exister pour cela.

Bien qu’invisibles, Satan et ses démons sont actifs. La Bible nous avertit que, non seulement ils mentent, mais aussi qu’ils rusent, se déguisent, excitent, insinuent, agitent, tentent, trompent, empêchent, volent, tiennent lié, dominent, accusent, jettent en prison, sèment l’ivraie et enlèvent la bonne semence, produisent  signes et prodiges mensongers,  mettent à mort et assassinent.

Bien que limités en nombre, en connaissance, en pouvoir et n’étant en aucun cas omniprésents, les dégâts qu’ils produisent sont considérables, car il est infiniment plus facile, en tous domaines, de saccager que de construire. On le comprend mieux en considérant, par exemple, qu’il a fallu des décennies à des bâtisseurs nombreux et doués pour ériger une cathédrale, alors qu’un seul individu désaxé pourrait, en un instant, la faire exploser. De même, n’importe quel malfrat peut poignarder un coeur, alors que seuls les chirurgiens de pointe peuvent le réparer ou le transplanter.

L’aventure extrême de Job

Quatre messagers arrivent un jour chez Job pour lui annoncer que des pillards ont passé au fil de l’épée ses serviteurs et volé la totalité de ses chameaux et boeufs. Simultanément, mais à d’autres endroits, la foudre a consumé gardiens et moutons, alors qu’un ouragan a frappé la maison de son fils aîné. Non seulement celui-ci a trouvé la mort, mais également tous ses frères et soeurs réunis chez lui ce jour-là. Après avoir ainsi perdu fils, filles, serviteurs et troupeaux, Job se prosterne et prononce une phrase qui traversera les millénaires: «L’Eternel a donné, l’Eternel a ôté; que le nom de l’Eternel soit béni !» (Job 1 : 21) Est-ce pour autant la fin de ses calamités ? Non, Satan le frappera encore d’une terrible maladie. Sa femme, seule rescapée, lui lance alors: «Maudis Dieu, et meurs !» (Job 2 : 9) Quel conseil ! Mais Job, du fond de la détresse, restera ferme dans sa foi. Il sera finalement délivré et comblé par son Dieu.

Jésus nous dit: «Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire, mais moi je suis venu pour que mes brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance.»

Jean 10 : 10  Beaucoup d’êtres humains, sans vivre la violence des épreuves de Job, se sentent volés; d’autres perdent peu à peu leur vie (égorgés), d’autres encore ressemblent à une épave (détruits).

Pourquoi ? Parce que quelqu’un les hait. L’apôtre Paul a écrit ceci: «Nous n’avons pas à lutter uniquement contre notre nature terrestre, ni contre de simples ennemis mortels, mais contre les puissances occultes, contre une organisation spirituelle satanique, contre les dictateurs invisibles qui, dans les ténèbres, veulent contrôler et régir notre monde, contre la légion des esprits démoniaques dans les sphères surnaturelles, véritables agents du quartier général du mal.» Ephésiens 6 : 12  

Ceux qui ignorent ce combat, le refusent ou encore demandent à Dieu de faire ce qui leur incombe, se rendent plus vulnérables.

1) Les épreuves qui viennent du monde

Le monde dont nous parlons émane du royaume des ténèbres; c’est une mentalité corrompue, une culture dégénérée qui infecte et squatte, sans demander d’autorisation, tout ce qui entre en contact avec elle. «Tout ce qui fait partie du monde: les mauvais désirs de notre humaine nature, la soif de voir et de posséder ce qui attire nos yeux, ainsi que l’orgueil inspiré par la richesse et la puissance, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.» (1 Jean 2:16) «Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.» (Jacques 4:4)

Même si ce monde-là se concentre parfois plus à un endroit qu’à un autre (lieux de débauches, arts pervertis, temples sacrés), il n’est pas matériel. Il se glisse dans les conversations, les regards, les choix, les actions et en premier lieu dans le coeur de l’homme. C’est ainsi que l’apôtre Paul pouvait voir des conversions au coeur de l’Aréopage d’Athènes (Actes 17:19-34), colline consacrée au dieu de la guerre et couronnée de plusieurs autels, et qu’un Pharisien pouvait être animé de pensées mondaines debout dans le temple de Jérusalem. (Luc 18:10-14)
Quand les chrétiens confondent ces définitions, les conséquences qui en résultent peuvent être néfastes. Ainsi, pour certains, tout ce qui, physiquement, va au-delà de leur foyer ou du porche de leur chapelle, c’est le monde, sous-entendu territoire du diable. Etant, malgré cela, obligés de bénéficier de mille et un avantages provenant de leur planète et de la société, ils vivent une pénible dualité et finissent par se comporter comme des citoyens de seconde classe, timorés et insécurisés. Ils oublient que la terre est au Seigneur avec tout ce qui s’y trouve, que chaque molécule de l’univers a été créée et est maintenue par la parole de Dieu, et que Christ a reçu tout pouvoir sur la terre… A leurs yeux, ce n’est plus Dieu le propriétaire et Satan le voleur, mais presque le contraire! Cette compréhension erronée les rend complexés et embarrassés là où ils devraient être pleins d’assurance.

Etre victorieux du monde ne consiste pas à s’enfermer dans le sien, mais bien plutôt à rayonner en tout lieu et toute circonstance d’une nouvelle mentalité, celle du royaume de Dieu.

2) Les épreuves qui viennent du péché

Le jour où le péché et la mort seront définitivement engloutis, l’univers tout entier sera rempli de la gloire de Dieu. Satan et ses disciples seront, quant à eux, cantonnés à l’étang de feu. La mort, apparue dans le monde comme salaire ou conséquence du péché, sera le dernier ennemi à être vaincu. Nous vivons pour l’instant dans cette immense parenthèse où le péché fait encore ses ravages.

Dans les multiples équipes missionnaires que j’ai conduites ou auxquelles j’ai participé, j’ai constaté que la majorité des épreuves, toutes catégories confondues, venaient de nos propres paroles et de notre conduite. Contrairement à ce que l’on pense généralement, les plus grandes difficultés ne viennent pas des serpents, des araignées ou des moustiques, du climat, de la fatigue ou des maladies, des défis financiers, des pannes diverses ou de l’opposition des ennemis de l’Evangile, mais de ce qui sort de nos propres bouches ou émane de nos attitudes. Les conflits et les problèmes relationnels sont les raisons premières du découragement des missionnaires et, pour certains, de l’abandon de leur champ d’action.
La vie et la mort sont au pouvoir de la langue (Poverbes 18:21), elle profère bénédictions et malédictions. Jacques, dans sa lettre, avertit les chrétiens qu’elle peut devenir un venin mortel. Quelqu’un a dit: «Il y a plus de meurtres par la langue que par les fusils et les canons.» C’est pourquoi: «Celui qui veille sur sa bouche se garde des angoisses.» Proverbes 21:23.
Paul, quant à lui, nous exhorte prioritairement, et avec raison, à être des modèles en paroles et en conduite. Nous nous limiterons ici à ces deux aspects en suivant le conseil de l’apôtre.

Les paroles qui bénissent

Bénir: nous avons le droit de dire du bien de quelqu’un, même derrière son dos.
Encourager, aider, conseiller, enseigner et créer: nos paroles ont un pouvoir créateur. Le courage, la consolation, l’idée nouvelle, la solution, l’espérance, la joie et même la guérison peuvent sortir de notre bouche.
Prophétiser: mettre notre langue au service de l’Eternel. En fait, les neuf dons de l’Esprit sont en relation directe avec elle.
Evangéliser: «Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler?» (Romains 10:14).Le salut de l’humanité dépend aussi d’une langue obéissante et sanctifiée. Paul donne la raison profonde de son exhortation à Timothée: «Car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.» (1 Timothée 4:16) «Le salut vient de ce que l’on entend…»
Confesser les choses positivement: Connaissez-vous l’histoire de ce fabricant de chaussures qui envoya deux de ses émissaires prospecter indépendamment dans une peuplade lointaine? Quelques jours après, il reçut un message de chacun d’eux. Le premier déclarait: «Abandon du projet; ici, personne ne porte de chaussures!» Le second disait: «Envoyez immédiatement crédits et ouvriers; ici, personne ne porte encore de chaussures!» Le premier avait un regard pessimiste, qu’il aurait, bien entendu, défendu comme réaliste. La vision du second gestionnaire était aux antipodes: enthousiaste, il voyait là l’occasion inespérée de chausser une population tout entière! Les gens négatifs sont persuadés de regarder la réalité en face, mais leurs propos sentent la mort.
Nous pouvons compléter cette liste avec des domaines de poids tels que prier, édifier ou tout simplement communiquer avec amour.

3) Les épreuves qui viennent des autres        

D’autres embûches communes diverses

– Un conflit épuisant avec un proche parent alcoolique, un collègue au caractère pénible, une amitié brisée.  – Un esprit de contradiction: notre conjoint semble en être affecté et notre ado le cultiver. – Un esprit de compétition: la classe, l’atelier, le bureau en sont imprégnés. Chacun se croit obligé de se situer au-dessus ou au-dessous des autres.  – Des insomnies provoquées par des voisins bruyants: votre repos, vos nerfs, votre santé, votre moral en sont perturbés.  – Une humiliation: des remarques blessantes, calomnieuses ou venimeuses vous sont adressées. – Une perte de position sociale, une maladie, un accident ou un suicide qui survient parmi vos proches.  – Des menaces voilées ou ouvertes vous frappent.  – De l’argent qu’on vous doit: après avoir écrit, attendu, téléphoné, attendu encore, vu la personne et passé par plusieurs phases d’amertume et de pardon, la situation n’est toujours pas réglée.

La liste est aussi variée qu’infinie. Comment y faire face?

Puisque vous n’avez pas une encyclopédie entre vos mains pour y répondre, mais un livre d’une centaine de pages, je vous propose, si une telle situation vous concerne, d’y réfléchir aidé des questions suivantes:  – Y a-t-il un exemple biblique historique pour m’éclairer?  – Ai-je demandé conseil à un responsable spirituel? La tendance naturelle et malheureuse, au coeur de la tourmente, est de s’isoler. Rappelez-vous qu’un berger est particulièrement utile quand le loup attaque.  – Ai-je communiqué clairement, avec respect et fermeté, avec les personnes concernées? Une franche explication est souvent meilleure que trois années de pensées ressassées et troubles.  – Ai-je baigné la situation dans la prière?  – Dois-je appeler à l’aide: médecin, système social, police? Si Paul condamne les procès laïques entre disciples, il affirme aussi que les autorités civiles portent l’épée pour protéger les citoyens, chrétiens ou non, des malfaiteurs.

Quelques pensées de l’Ecriture en rapport avec le sujet   Répondre dans l’esprit opposé: «Une réponse douce calme la fureur.» Proverbes 15:1. «Commencer une querelle, c’est ouvrir une digue; avant que la dispute s’anime, retire-toi.» Proverbes 17:14  Confronter: «Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.» Matthieu 18:15.  Instruire, éduquer: «Donne de bonnes habitudes à l’enfant dès l’entrée de sa vie: il les conservera jusque dans sa vieillesse.» Proverbes 22.6  Ne pas tirer de conclusions hâtives: «Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera.» Luc 6:37  Eviter des épreuves aux autres: «Gens de Jérusalem, sortez, sortez vite de la ville. Ouvrez la voie à ceux qui reviennent, bouchez les trous de la chaussée, débarrassez‑la des pierres. Et balisez la route à l’intention des peuples.» Esaïe 62:10  Rechercher l’approbation divine: «Quand l’Eternel approuve les voies d’un homme, il dispose favorablement à son égard même ses ennemis.» Psaume16:7  Agir avec amour et vérité, même envers ses ennemis: «Celui qui couvre une faute cherche l’amour.» Proverbes 17:9  «Moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent.» Matthieu 5:44.

Carlo Brugnoli http://topchretien.jesus.net/topmessages/view/textes/7/messages-textes/&a=383&page=1

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